« Nos chemins finiront par se croiser sûrement...
...mais pour l'instant, je dois suivre ma voie. »
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Couleur des personnages: Anna , Bill , Tom , Lia , Autres
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____Les volets sont fermés, il fait tellement sombre et froid dans cette chambre d'hôtel. Pourtant, je me sens si bien. Le silence a envahit mon entourage. Je ne veux pas voir la lumière, elle m'aveugle et me fait perdre la tête. Mon dos est collé au mur, je suis assise au sol, le regard dans le vide, une cigarette à la main. Qui suis-je ? Je suis ce que je n'ai jamais voulu être et je me déteste au plus au point. J'aurais aimé qu'aucuns garçons ne posent un jour son regard sur moi. J'aurais aimé ne pas être aussi riche et gâté. J'aurais aimé que mes parents soient plus souvent présents, qu'il me donne de l'amour et de l'affection. J'aurais aimé connaître mes vrais parents. J'aurais voulu être aimé pour ce que je suis tout simplement. Et pas à cause de ma beauté ou de mon argent. Pouvoir enfin exister en tant que personne. Ne pas être rejetée par les autres qui me trouvent différente. Alors qu'en réalité, je suis une fille ordinaire. Ma vision est brouillée, mon visage humide, je recrache la fumée avec lassitude et dégout. J'ai honte de ce que je suis. Je suis la groupie d'un soir. Celle que l'on mène au lit et qui sert d'objet sexuel avant de repartir pour ne plus revenir. Comme à mon habitude, j'écrase à nouveau le mégot sur le sol. Je regarde autour de moi et commence à m'apercevoir que je n'aurais pas due être seule. Angie n'est pas là. Où est-elle ? Je n'en sais rien. Depuis la dance avec Tom en boite hier, le reste m'apparaît tout à fait flou. Je me souviens avoir beaucoup bu, ce qui explique mon mal de crâne épouvantable. Et ce matin en me réveillant, j'étais nue dans son lit. Je suis partie. Par peur peut-être. Je ne sais plus quoi penser. Une sonnerie assourdissante retentit non loin de mes oreilles : le téléphone de ma chambre d'hôtel. Je n'ai ni la force, ni l'envie de décrocher. Pourtant mon corps se lève et ma main vient décrocher l'appareil, avant de le porter à mon oreille avec extrême lenteur. Mes lèvres bougent enfin, un son sors, et cela allait encore changer mon destin.
« Allô ? _Salut. Je m'appelle Lia. Tu ne me connais pas, je suis... une amie de Bill. Tom s'inquiète, il te cherche partout. _Tu diras à Tom que je suis vraiment désolé pour ce qui s'est passé hier et que je préfère que l'on oublie cet... incident._Incident. Quel incident ? Tom a beaucoup trop bu hier et ne se souvient pour sa part, de rien. Il se souvient que vous êtes partis en boite avec les gars mais rien du reste de la soirée. Que s'est-il passé ? Demanda-t-elle avec insistance.
_Cela euh... Comment tu t'appelles déjà ? _Lia et..._Ecoute Lia tout ce que je peux te dire c'est que cela ne peux pas coller entre Tom et moi. Venais-je de la couper.
_Il tient à toi..._Je t'ai dis que... de quoi ? Tu peux répéter ? _Il tient à toi._Personne n'a jamais tenu à moi. La seule chose que veulent les mecs, c'est me baiser. Je suis désolé, je ne suis pas celle qu'il cherche._Il ne te voit pas comme ça. Il n'aurait jamais eu autant d'inquiétude pour une autre fille. Quand il parle de toi... il est différent... je ne le reconnais plus. S'il te plaît, viens au moins le voir. Elle est sincère et on peut le lire dans sa voix.
_Bon... d'accord, acceptais-je finalement,
mais seulement une minute, pas une de plus.»*
* *
____Me revoilà devant cet hôtel de luxe. La porte d'entré n'est pas pour moi. C'est celle où attendent une trentaine de jeunes filles plus ou moins âgées que moi. Je continue ma route, il est onze heure du matin et le vent frais caresse mon visage que je camouffle jusqu'aux oreilles dans mon long manteau noir qui cache ma petite robe en laine. Mes cheveux châtains dansent avec ce vent matinal, mes joues sont rouges et mes pieds sont fatigués de cette longue marche à pied dans les rues de Paris. Je ne veux pas y aller, mais pourtant, j'avance d'un pas décisif, avant d'arriver devant la porte arrière de la petite ruelle pavé. J'hésite pourtant à l'ouvrir, mais je pose ma main sur la poigné malgré moi. Quelqu'un ouvre la porte de l'autre coté. C'est un garçon d'une trentaine de centimètre de plus que moi, assez grand devrais-je dire. Il doit avoir 19 ans un peu près. Il porte des dreadlocks blondes foncées coiffées en queue de cheval dans une casquette. Il a les yeux explosés, dont le contour laisse apparaître de grosses marques rouges, son regard et vide, on peut y lire facilement de la détresse. Sans savoir pourquoi, il me sourit tristement et me prends dans ses bras comme si nous nous connaissions depuis l'enfance. Je sais qu'aucun arrière pensé ne traverse son esprit, du moins je veux y croire. Il ne se souvient de rien de la veille, nous pouvons recommencer à zéro. Je sens ses yeux baigner son visage de larmes avant de mouiller mon cou. Je resserre l'étreinte afin de le rassurer. Il à l'air si fragile de la sorte, comme ça, blottit contre moi. Je sens à présent sa main droite s'agripper à la mienne avant de me tirer vers l'intérieur tout en fermant la porte. Nous nous trouvons maintenant dans un petit couloir sombre de l'hôtel, où la lumière est quelque peu tamisée. La chaleur y est presque oppressante par rapport à la température extérieure. Son visage, qui était niché dans mon cou, s'est éloigné avant de se placé face au mien. Il est près, très près, trop près. Ses yeux son brillants, je ne les vois qu'un court instant avant qu'il ne les ferme. Son souffle chaud et humide vient se poser sur mes lèvres. Ses joues sont rouges et brûlantes. Son visage se rapproche toujours mais de plus en plus lentement. Je suis coincé entre le mur, où mon dos est plaqué, et lui. Ses lèvres viennent brièvement frôler les miennes, quand il s'éloigna brutalement. Il regarde ses pieds, et se mord la lèvre, avec un certain gène. J'essaie de m'approcher mais, il me repousse. Il a l'air tellement perturbé, j'ai tellement mal pour lui. Il relève finalement la tête et me sourit tristement « Je... je croyais que tu ne reviendrais jamais... Tu... Tu veux peut-être enlever ton manteau ? ». Il me sourit de plus belle, les yeux toujours gonflés et rouge. Je dois avouer que j'ai du mal à le comprendre des fois. « Désolé, ce changement d'humeur est lié à l'alcool. Je me remet très mal les lendemains de cuite ». Il sourit d'autant plus en me faisant un petit clin d'½il. « Les garçons nous attendent dans la chambre de mon frère, tu viens avec moi ? » Me demanda-t-il tout en attrapant mon manteau. Il commence à avancer dans le couloir, mais je le retiens par la main. « Pourquoi tu m'as fait venir ?». Son sourire s'efface et devient plus sérieux tout en conservant de la sympathie dans son expression. « Parce-que je ne peux pas en rester là. »
*
* *
____Nous nous trouvons derrière la porte de la chambre de Bill. L'ambiance à l'air assez silencieuse. Je relève la tête vers Tom. Je dois entrer, mais je ne me sens pas à l'aise ici. Il me donne une tape dans le dos et ouvre la porte. Personne ne semble avoir remarqué notre arrivée. Je balaie la salle du regard. Georg est assis sur un fauteuil en train de retoucher quelque peu ses cheveux parfaitement lisses. Angie est assise sur les genoux de Gustav et celui-ci n'a pas l'air de s'en plaindre. Il y a aussi Bill et... C'est qui cette fille ? Elle est blonde, les cheveux coupés en carré plongeant, un visage fin, de grand yeux vert, un nez droit et une bouche pulpeuse. Elle doit mesurer environs quinze bons centimètres de moins que Bill. Elle se trouve à genoux sur le lit, derrière Bill, l'entourant de ses bras et sa tête nichée dans son cou. Elle dépose un chaste baiser sur les lèvres du brun au regard charbon et celui-ci rit aux éclats. Ses yeux sont scintillants tel la mer au coucher du soleil. Contrairement aux yeux de sont frère, les siens son marqués de noir ce qui approfondit son regard pénétrant. Il s'est arrêter de rire et se contente de sourire en m'apercevant. La blonde vient reprendre sa place assise à coté du chanteur, et celui-ci passe sa main autour de sa taille. Tom me passe devant et accroche mon manteau non loin de la porte de la salle de bain au fond à gauche de la chambre. Il revient et s'assied parterre sur le tapis face à Bill et sa mystérieuse petite amie. Alors que moi, je n'ai toujours pas bougé, le dreadé me fait signe de venir m'asseoir à ses cotés. Je m'avance. « Salut ». Dis-je timidement avant de me décider à m'asseoir. Tom se mis à parler mais je ne comprends rien
« Das geht besser zu das, was ich sehe. (Ça va mieux à ce que je vois)_Ja, danke Tom, sehr gut, répondit la jeune fille tout en posant un baiser sur la joue de Bill.»
(Oui, Merci Tom, très bien)____Le regard de la blonde se pose vers moi, elle sourit.
« Ich bin Lia und... du bist Anna. (Je suis Manu et... tu es Anna)_Euh... I don't speak German. Répondis-je un peu gêné.
_Aucuns soucis, dans ce cas nous parlerons en français, par contre les garçons ne maîtrisent pas les langues étrangères. Ils se baladent tout le temps avec leur traducteur de poche sur eux. Je t'apprendrais si tu veux, ce n'est pas bien compliqué. Me dit-elle en anglais avec un large sourire amical.
_Merci... mais je ne compte pas rester._Lia, was hat sie gesagt? (Lia, Qu'est-ce qu'elle a dit ?)Demanda Bill inquiet.
_Sie will nicht bleiben. (Elle ne veux pas rester)_Quoi ? Repris Tom en anglais pour que tout le monde puisse suivre.
Mais pourquoi ?_Je n'ai pas ma place ici, finis-je par avouer dans un soupir.
_Si tu as ta place !! Comme moi j'ai ma place près de Gustav tu as la tienne près de Tom._Angie je n'ai pas de sentiments pour Tom ! »____Le visage de Tom s'assombrit. Je regrette déjà mes paroles. Je regarde Tom hésitante et m'approche vers lui. « Je ... ce n'est pas ce que... ». Il se plaça en face de moi les yeux emplis de haine. « Tu n'es pas venue parce-que tu m'aimes alors ? Alors pourquoi es tu là ? ». Je ne savais pas trop quoi répondre. Mon c½ur se mis à battre à cent à l'heure. « Je ... ne... Je ne... Je ne peux... Je... ». Mes larmes se mettent à couler, je porte les mains à mon visage et m'effondre dans les bras de Bill qui venait de se lever. Il est plein de compassion, il me serre dans ses bras en me caressant les cheveux. « Wird alles gut. Chut... Wird alles gut ich bin da. Wein nicht. Ich bin da für dich. ». (Tout ira bien. Chut... Tout ira bien je suis là. Ne pleure pas. Je suis là pour toi.) J'entends une porte se claquer. Je ne veux pas qu'il parte. Je relève la tête malgré moi. Tom est toujours là, tout près hésitant à me prendre à son tour dans ses bras, il s'en veut de m'avoir fait pleurer. Mais alors qui est partie ? Je relève la tête à présent vers Bill. Ses yeux charbons sont envoutants, doux et rassurant. Je ne peux plus les quittés. Ils ont l'air de me faire arrêter de pleurer. Ses yeux, scintillants comme des perles, si expressifs et emplis d'émotion. Ses yeux, se sont des yeux que je n'avais jamais croisés auparavant. Je baisse mon regard au moment où je m'aperçois que je suis dans ses bras. Je me recule et mon dos cogne contre le torse de Tom. Le brun me sourit une dernière fois et sort très vite de la chambre. Il est partit la rejoindre. Elle*. Lia. Pourquoi elle ? Je ne sais pas pourquoi, mais le savoir avec quelqu'un me fais bizarre. Je ne le connais pourtant pas mais j'aimerais apprendre tellement de lui et ses mystères. Découvrir qui il est. Et qu'il m'aime rien qu'un peu. Pour ce que moi je suis. Je me retourne et serre Le guitariste très fort contre moi. « Je suis désolé... euh... es tut mir Leid... ». Il me dépose un baiser sur le front et me câline. J'en ai tellement besoins. Et si je m'attachais à lui après tout ? Et s'il était différent ? Des cris provenant du couloir me sortent de mes pensées. J'ouvre la porte pour savoir se qui se passe et je vois Lia, partir en courant. Le brun tombe à genoux comme fusillé. Tom se précipite vers lui et l'aide a se relevé. « Danke Tom. Aber ich brauche nicht von dir.» (Merci Tom mais je n'ai pas besoins de toi) Le chanteur entre dans sa chambre en faisant sortir Angie, Gustav et Georg. « Chai besoin d'être un peu seul... euh... Che ne sais plus ton nom... Si tu as besoin viens toquer à ma porte et che serais là... ». Il referme la porte. Je me retourne et aperçois le guitariste en train de jouer avec ses dreadlocks, quelque peu embarrassé. Je m'approche de lui et lui prends son traducteur. Le principe et simple, on écrit ce que l'on veut dire et cela traduit automatiquement par écris. « Euh... willst du mit mir ins Kino gehen ? ». (Euh... Veux-tu aller au cinéma avec moi ?) Il me sourit et hoche la tête avant de me reprendre le traducteur. « Tu n'as presque pas d'accent. Que veux-tu aller voir, je dois louer la salle. » C'est super mignon. Tom Kaulitz vient de me parler en français, moi je dis, merci le traducteur. En plus il va lou... Quoi ? Je lui reprends le traducteur. « Was ? ». Il rigole avant de bidouiller à nouveau la petite machine.
« Je vais louer une salle sinon avec toutes les filles il va y avoir une émeute. Et en sortant j'irais t'acheter un traducteur et je nous prendrais des dictionnaires. _Ok. Répondis-je avec un large sourire.
_Que veux tu aller voir ? _Twilight. Aber...wie du willst. (Twilight. Mais... comme tu veux)_Non ça me vas très bien. »*
* *
____La salle de cinéma est plongée dans le noir. Cela dois faire vingt bonnes minutes que le film à commencé. Je trouve qu'Edward Cullen est vraiment magnifique, il a une telle sensibilité. Si seulement je pouvais m'en trouver un comme lui. Quelque chose me sors du film, cette chose vint de se poser sur mon épaule. Je ris en apercevant la tête de Tom qui vient de s'endormir. On dirait un petit bébé. Mais par contre il bave et s'est déjà moins avantageux pour moi. Je le réveil doucement un peu gêné. Mais c'est lui qui a l'air le plus gêné de nous deux. Il se replace et replonge dans le film.
*
* *
____Nous arrivons maintenant à un passage dans une école de danse remplis de miroir. J'ai un sursaut malgré moi, et ma main vient d'agrippé celle du jeune homme blond de la salle. Le seul qu'il y a d'ailleurs. Je me sens bien avec lui. Je peux enfin être avec un garçon sans qu'il ne voit autre chose entre nous que de l'amitié et je trouve cela vraiment bien. Jonathan il ne me retrouvera pas. Non, si je reste avec Tom, il ne me retrouvera pas. Je souris à mon compagnon de ciné et il me fait de même. Je pose à mon tour ma tête sur son épaule, je suis tellement bien.
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* *
____Tom ouvre la porte de sa chambre d'hôtel. Elle est à l'identique de celle de Bill : Aussi grande, aussi meublée, à l'exception que celle-ci est moins bien rangée. Il y a du linge partout éparpillé au sol et je dois les enjambés pour pouvoir m'asseoir sur le lit. Je ne me souvenais vraiment pas que la chambre était comme ça. Ce matin même, elle était plutôt bien rangée. Ce matin... Celui où je me suis réveillé dans son lit... il ne doit pas sav... « C'était vraiment cool le ciné avec toi. Il me sourit. Je suis vraiment heureux qu'après ce qui s'est passé hier, tu sois tout de même revenue et que tu ais accepté de passé la journée avec moi. » J'ouvre de grand yeux. J'ai du mal à le suivre. Il parle d'hier. De quoi se souvient-il. La peur me prend soudain, et il l'a vu. Il sait que je sais. On a couché ensemble hier. Il s'en souvient. « De quoi te souviens-tu, J'inspire un grand coup avant de reprendre, de ce qui s'est passé hier soir ? ». Son regard se détourne, il n'ose même pas me regarder en face ce con. Regarde moi, dis moi que tu le sais, dis le moi que je ne suis qu'une pute, vas-y je n'attends que ça. Il est toujours debout, face à moi, observant ses pieds. J'aimerais tellement qu'il ai le courage de me le dire. « Merde, mais regarde moi ! ». Il a immédiatement relevé la tête. il me fixe. Il essaye de cacher son petit sourire en coin. Il se souvient, je le savais. Il ne peut plus le cacher son putain de sourire, car celui-ci s'élargit. Ses yeux sont provocateur et remplis de désir, ça me dégoutes. Il s'approche doucement de moi et vient sur le lit à son tour, alors que moi je suis toujours assise dessus. « Tu veux que je te rappelle ? ». Il me saisit par les épaules et approche dangereusement son visage du mien. Il est sur le point de m'embrasser. Je le repousse violement de mes deux bras avant de me lever du lit. « Dis le ! Dis le moi en face, j'ai le souffle entrecoupé à cause de la colère mais j'arrive pourtant à terminer ma phrase, on a fait quoi hier soir ? » Il baisse le regard et sourit d'autant plus. Soudains ses yeux se fixent sur le mien. Celui qui nous rappelle le souvenir d'une soirée mouvementé. Un souvenir inoubliable. Le sourire d'un mec qui sait ce qu'il veut. « On, je... je t'ais embrassé... il se tait un moment et se mord la lèvre inférieur, un peu gêner, avant de reprendre, je te demande pardon ». Je me calme peu à peu, et viens me rasseoir près de lui sur le lit. « Tu ne déballe pas... ton traducteur ? » Je relève la tête vers lui et souris, avant de sortir la fameuse machine de sa boite. Le traducteur n'est pas plus grand qu'une console de jeu, c'est assez marrant, on dirait les petites touches d'un clavier avec un écran et de petites oreillettes. « Merci...Tom... Merci Tom ». Il me sourit. C'est assez gênant comme situation, nous sommes tout les deux assis sur un lit à regarder des machines et à se sourire comme deux bêtas. Ce silence envahit la pièce. Le silence, je hais le silence, surtout dans ces circonstances. Je me redresse bien décidé à entamer une conversation et commence à pianoter sur la petite console.
« Je trouve que l'allemand est une langue assez compliquer, déclarais-je en allemand,
mais je la trouve vraiment belle.
_Je peux te l'apprendre si tu veux, un grand sourire se dessine sur son visage,
mais... par contre ne t'attends pas à ce que j'apprenne le français._Oui j'aimerais beaucoup parler allemand mais... pourquoi n'apprendrais-tu pas le français ? _Je suis assez paresseux pour ce genre de domaines, annonça-t-il tout fière de lui comme si c'était un exploit.
_Alors..., je souris un peu avant de le regarder franchement avec une pointe de malice,
tu m'apprends ? »*
* *
____Deux heures ont passées, Tom et moi avons occupé notre temps à parler allemand, enfin moi c'est plutôt essayer qu'autre chose. C'est la première fois que je m'amuse autant avec un garçon. On s'entend plutôt bien et je n'échangerais ma place à ce moment pour rien au monde.
« Maintenant ne regarde plus le traducteur et répète après moi ok ? Me dit-il un sourire en coin.
_Euh...ok._ Ich werde_Ich wer... werde_Dir mein Herz_Dir mein Hers... Je bafouille malgré moi,
Herz._Geben._Geben... »____Je souris, fière de moi. Je pense ne pas m'en être trop mal sortie. Il attrape sa guitare acoustique et se met à jouer un air. J'ai du mal à le reconnaître. Je suis toujours là assise sur ce lit près de lui, écoutant la douce mélodie de sa gratte. Je me laisse bercer doucement et ferme les yeux m'allongeant progressivement sur le lit. Je me sens si apaisée que je pourrais m'envolé. Jamais je n'aurais pensé qu'un jour, j'écouterais Tom Kaulitz jouer à coté de moi. Mes lèvres bougent, les mots me viennent tout seul. « Que veux dire la phrase que tu m'as fais dire ? ». Mes yeux sont toujours fermés et le guitariste ne répond pas, se contentant de jouer. Jouer, jouer encore, pour le meilleur et même le pire. Il se stoppe net. Je rouvre les yeux. Il a l'aire triste, et je cherche la réponse de son tourment dans ses yeux, mais je ne vois que des larmes inonder son doux visage. Il se retourne vers moi, toujours silencieux et souriant. Souriant. Un sourire que je ne saurais trop vous décrire, il est si beau, si fragile, comme si une simple parole pouvait le briser à tout jamais. « Pourquoi tu t'es énervé tout à l'heure ? ». Je ne réponds pas. Il ne faut pas qu'il sache, je fixe alors la porte comme seul échappatoire. J'attends que quelqu'un vienne me sortir de cette situation. Son regard pèse de plus en plus lourd, je vais craquer et je le sais. Plus j'y repense, plus je revoie les images dans ma tête. Elles me reviennent peu à peux au fur et à mesure qu'il me regarde de la sorte. Un cri retentit soudain de l'autre coté de la pièce, la chambre de Bill. Tom se lève précipitamment et cours jusqu'à celui-ci. Je m'empresse de le suivre à la hâte, me lève du lit traverse le couloir mais je ne peux entrer dans la chambre. Je suis saisis d'une sueur froide et ce que je viens de voir m'effraie. Je vois Tom atterrir violemment au sol, et Bill frappe dans le mur jusqu'à ce que ses mains soient ensanglantées.
« Bill arrête !! Lui supplie Tom,
Tu ne sais pas ce que tu fais !!_Pourquoi ?!! Il attrape une chaise et la propulse à l'autre bout de la pièce cassant la télévision de la chambre d'Hotel.
Pourquoi elle me fait ça !!_Calme toi s'il-te plait._Nan !!! Pourquoi elle m'a quitté ?!! Lia !!! Il hurle et ses sanglots sont de plus en plus nombreux.
_Essaye de te calmer, lui dit son frère calment comme pour l'apaisé, avant que Bill ne le pousse hors de la chambre.
_Laisse moi putain Tom !!!! »____Il a claqué la porte. Tom essaye de l'ouvrir mais en vain. On peut entendre les vases s'écraser contre le sol et les hurlements du chanteur. J'ai tellement mal pour lui. Je ne pensais pas qu'il été comme ça, aussi violent. Le guitariste continue de lui demander d'ouvrir mais les hurlements ne font qu'augmenter. Il faut attendre qu'il se calme, et là nous pourrons intervenir, pas avant. Je m'approche vers Tom et pose une main compatissante sur son épaule. Il me regarde inquiet. « Ne t'en fais pas Tom, ça va s'arranger je te le promet, il faut juste attendre qu'il se calme »
*
* *
Point de vue de Bill
____Les rues sont vides, je me retourne, la nuit m'a perdu, peu m'importe il fait tellement froid. J'ai mal au crâne. Ma capuche et mes lunettes de soleil me cachent des regards indiscrets. Il est dans les environs de 21 heures. Et cela fait maintenant trois heures qu'elle m'a quitté. Trois heures insupportable qui me rongent chaque seconde. On a traversé tellement d'obstacle à nous deux. Alors pourquoi abandonner maintenant. J'avais confiance en elle. Et la dernière phrase de ce sms me brise le c½ur. « Ich hasse dich Bill... Es ist vorbei. » Comment peut-elle m'abandonner comme ça. J'ai besoin d'elle. Je pensais vraiment que c'était elle...la femme de ma vie. Elle était mon passé, mon futur et mon présent. Mais aujourd'hui elle a décidé de suivre sa voie et de continuer de son côté. Le monde me semble tellement grand et moi je suis perdu dans cet océan de célébrité alors que je pourrais être avec elle. J'en suis certain, elle m'a déjà oublié. Elle a oublié pour ne pas souffrir mais c'est moi qui a mal. Je crève de son absence à chaque instant. Elle m'aimait pour ce que je suis. Pas pour mon argent, ni pour ma célébrité, ni pour mon image, mais pour ce que je suis. Mais elle m'a quitté et ça me tue.
____Mon téléphone se met à sonner. Je le sort une nouvelle fois de ma poche avec dégout et regarde le nom qui est affiché : Tom. Je raccroche pour la énième fois et m'apprête à l'éteindre quand il se remit à sonner. Je ne veux pas croire que cet appel est réel. Je perds encore la tête et je le sais. Elle me rend complètement fou. Je prends mon courage à deux mains et éteins le portable. Une larme perle le long de mon visage, j'ai tellement mal au crane. Pourvu que ça s'arrête je vous en supplie. Dans la rue où je suis les lumières s'éteignent. Il fait tellement noir, aussi noir que dans mon coeur à présent. Beaucoup me comparent à un ange, mais si c'est le cas, je suis un ange déchu. Un ange qui ne sait plus quoi faire face à tous ses problemes. Et le pire dans tout ça c'est que je ne sais pas pourquoi elle a voulu cassé de la sorte. Je me souviens tout à l'heure quand elle est partie en courant, elle venait de recevoir un sms. Mais de qui. Est-ce ça qui a pu provoquer notre séparation. Une groupie. Encore une groupie, j'en suis certain. Je m'adosse au mur de la ruelle où je me trouve et rallume mon portable. Mes doigts pianotent sur l'appareil à toute vitesse avec un mouvement mécanique, je suis tellement habitué a composé ce numéros que parfois au lieu d'apeller Tom c'est elle que j'appellai. Mes mains sont tremblantes et je pose malgré moi le téléphone près de mon oreille. Je veux lui parler, seulement lui parler, c'est ma dernière chance...
____La première sonnerie retentit et mon c½ur rate un battement. Son rythme est rapide. Les sonneries s'accumulent mais elle ne me répond pas. Je hurle et enfonce mon poing dans le mur. La douleur ne sera jamais aussi grande que celle de mon c½ur. Je cris, toujours plus et toujours plus fort. Que le monde m'entende, qu'il comprenne à quel point j'ai mal, qu'il ai mal autant que moi, et qu'il se taise à jamais. Je rappelle une seconde fois plus décidé que précédemment, mais aucunes réponses. Une troisième fois, aucune réponse. J'appelle, encore et encore avec toujours ce bip qui résonne dans mes oreilles et qui me rend complètement dingue. J'ai appelé ainsi déjà dix-huit fois avec toujours ce vide, et cette réponse qui n'en ai pas une. Je baisse la tête crispé et serre le téléphone dans mon poing avant de le jeter violemment contre le mur et de hurler à nouveau. Je m'agenouille au sol et pleure. Je suis tellement minable, je ne sers à rien appart pleurer sur mon propre sors. Je relève la tête les yeux rouge. L'orage vient d'éclater et il pleut à tout rompre. Je regarde le portable au sol. Je le fixe et le maudit. Je hais le monde entier à cet instant, le monde appart elle, car elle seule sort du lot, elle seule peut me comprendre. Je me lève et ramasse le téléphone. J'appuie un peu sur toutes les touches. Il fonctionne encore. Je le range dans ma poche et m'assied au sol. Je suis trempé l'eau dégouline de mes cheveux et se confond avec mes sanglots. Je n'ai besoins de personne pour partager mon malheur, appart d'elle. Tom raccroche je t'en suppli, ça ne sert à rien de continuer à m'appellé. C'est son apelle que j'attends. Elle m'a appellé une fois.... elle me rapellera.
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Traductions des phrases allemandes. ●
Das geht besser zu das, was ich sehe: Ca va mieux à ce que je vois.
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Ja, danke Tom, sehr gut : Oui, Merci Tom, très bien
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Ich bin Lia und... du bist Anna: Je suis Lia et... tu es Anna
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Lia, was hat sie gesagt? :Lia, qu'est-ce qu'elle a dit?
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Sie will nicht bleiben: Elle ne veux pas rester.
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Wird alles gut. Chut... Wird alles gut ich bin da. Wein nicht. Ich bin da für dich: Tout ira bien. Chut... Tout ira bien je suis là. Ne pleure pas. Je suis là pour toi.
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Danke Tom. Aber ich brauche nicht von dir: Merci Tom mais je n'ai pas besoins de toi
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Euh... willst du mit mir ins Kino gehen? : Euh... Veux-tu aller au cinéma avec moi ?
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Was ? : Quoi ?
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Twilight. Aber...wie du willst: Twilight. Mais... comme tu veux.
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Anna'